Les
micro-brasseries
C’est
plus de 100 ans après l’apparition de la brasserie O’Keefe
que la première micro-brasserie au Québec se créée
: il s’agit de la brasserie Massawippi. Derrière elle, suivirent
au milieu des années 80 les premières micro-brasseries :
ce sont les Brasseurs GMT, les Braseurs du Nord, la brasserie McAuslan,
les Brasseurs Maskoutains. Par la suite, Unibroue a pris la continuité
de la brasserie Massawippi. Ces brasseries ont presque toutes connus le
succès et se sont bien établies dans le marché brassicole.
Les
micro-brasseries
sont de petites brasseries ayant un permis de fabrication industrielle
(délivré par la Régie des Alcools, des Courses et
des Jeux) et dont la capacité de production est inférieure
à 100 000 hectolitres par an. Les micro-brasseries (ainsi que les
brasseries artisanales ) offrent plus de choix et de bières avec
plus de goût aux consommateurs lassés par la bière
blonde, au goût ordinaire et à prix très concurrentiel
que produisent les géants.
Une
micro-brasserie québécoise type a une capacité de
production annuelle de 15 000 à 30 000 hectolitres par an et compte
une vingtaine d’employés à temps plein. Elle est généralement
sous-capitalisée ; elle connaît des problèmes de fonds
de roulement et ne dispose pas toujours de l’expertise nécessaire
à un contrôle rigoureux de la qualité et de la gestion.
La place est difficile à prendre et à garder sur les tablettes
des lieux de vente et elle a des difficultés face à la concurrence
des grandes entreprises, d’autant plus que le marché de la
bière au Québec présente une faible croissance (les
parts de marché sont dures à prendre). De ce fait, pour
les micro-brasseries qui en ont les moyens, il est possible également
d’exporter leurs produits afin de se faire connaître hors
de leur pays mais aussi pour augmenter leurs ventes. C’est le cas
de la Brasserie Schoune.
Le
marché des micro-brasseries ne correspond qu’à moins
de 3 % du marché total de la bière et elles ont dû
faire face à des compétiteurs déjà bien installés.
Les bières de micro-brasserie se complètent plutôt
que se concurrencent. En effet, elles offrent des particularités
qui les rendent spéciales et distinctives. C’est peut-être
par le biais de micro-brasserie que la bière pourrait être
reconnue et appréciée à sa juste valeur et être
une alternative de choix face au vin. Cette tendance s’affirme également
en France avec le retour de micro-brasserie dont le but est de produire
de meilleurs bières plus goûteuses et propices à la
dégustation.
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